Le printemps arrive !!

Nous avons repris 10 poules qui pondent de mieux en mieux, jusqu’à 6 œufs par jour !

Nous avons fait les premiers semis au potager (ail, oignons, échalotes, radis, carottes et épinards) et déjà presque tous nos semis sous serre en suivant le calendrier biodynamique. Les premiers plants commencent doucement en germer tandis que les petits arbres qui ont végété dans la serre tout l’hiver verdissent… Chaque plante reprend vie : les pêchers fleurissent, les framboisiers bourgeonnent et toute les plantes sauvages sortent de terre. Nous avons déjà pu manger notre première salade sauvage avec des beignets de consoude 🙂

Ce fut donc aussi le moment de greffer les derniers arbres fruitiers encore francs du verger ; cette fois- ci avec la méthode « a l’anglaise compliquée » en espérant qu’ils prennent encore mieux… Cette année, j’ai même eu la chance de récupérer des greffons d’amandier a mettre sur des pêchers. J’ai également plante quelques nouveaux arbres fruitiers un peu plus « exotiques » : asiminier, arbousier, argousier, feijoa, poivrier du Sichuan, baie de mai… J’espère qu’ils ne souffriront pas trop du chaud et du froid…

Le printemps est aussi l’occasion de faire quelques travaux. J’ai aménagé de nouvelles terrasses au potager du haut, ainsi qu’une nouvelle spirale d’aromatiques. Nous avons aussi changé nos fenêtres pour du double vitrage. La maison est tout d’un coup beaucoup plus lumineuse avec des grandes fenêtres plutôt que de petits carreaux…

Et voici tout cela en images (cliquer sur l’image pour en voir plus):

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Péripéties hivernales

Finalement nous avons tout même récolté quelques belles châtaignes, largement de quoi en griller pour nous le soir sur le poêle, mais pas de vente cette année. Et nous avons également récolté près de 200 kg de noix. Les journées pluvieuses sont donc l’occasion de casser des noix pour refaire de l’huile. Nous avons déjà 16 kg de cerneaux… Je continue aussi les activités pédagogiques avec les enfants. Au programme de l’hiver: décorations d’automne et de Noël, cartes de vœux, jeux coopératifs…

Avec l’arrivée de l’hiver, Max a eu droit à une grande niche flambant neuve, et les poules vont également avoir un poulailler beaucoup plus grand pour le printemps. Malheureusement notre quotidien a été marqué  par quelques aventures récemment. Tout d’abord, nos ânes se sont enfuis de pré ou ils avaient passé l’été. Ils se sont promenés pendant près de 24h dans un rayon de 2km autours de la maison. Heureusement, nous a finis par les localiser et les ramener aux bercail. Mais sitôt les ânes déménagés dans le pré du bas, le renard en a profité pour dévaliser notre poulailler. Résultat : nous n’avons plus qu’un coq !!

Mis à part cela, notre chèvre naine et nos deux chattes vont bien. L’hiver est l’occasion d’entretenir le verger et de préparer le potager pour le printemps en l’amendant ou en y semant des engrais verts. Camille a construit un nouveau châssis pour y refaire une couche chaude pour les semis précoces. C’est aussi l’occasion de faire quelques travaux de maçonnerie dans la maison, en attendant avec impatience le passage des artisans pour rénover l’électricité, refaire l’isolation et changer les fenêtres… J’espère vous reparler de tout cela plus en détail au prochain numéro…

Et voici quelques images:

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La fabuleuse aventure d’Herb’en fête

Il y a environ un an est née l’idée d’organiser une fête des plantes à Villecomtal pour rassembler les herboristes mais aussi les artisans locaux autours d’animations liées aux plantes. Quelques mois plus tard, une petite équipe de bénévoles motivés était en train de se constituer autours de cette idée folle…

En moins de neuf mois, nous avons réussi à inviter 60 exposants de la région autours des thèmes de l’herboristerie et des savoir-faire traditionnels, tout en organisant un planning d’animations bien chargé. Grace à des sponsors généreux, nous avons pu organiser une communication efficace, tant sur Internet que dans les médias et surtout dans les commerces et les marchés grâce à une magnifique affiche et de jolis flyers.

Il y a neuf mois, jamais je n’aurais imaginé la fabuleuse aventure qui m’attendait et surtout le joli résultat ! Nous avons souvent buté sur des détails puisque nous n’avions jamais organisé ce genre d’évènement par le passé: où trouver des barnums, comment financer la fête, quelle quantité de boissons prévoir à la buvette, comment motiver des bénévoles…? Mais finalement grâce à de nombreux soutient, nous avons trouvé des solutions à tous nos questionnements. Jamais je n’aurais cru qu’autant de monde se mobiliserait pour faire de ce jour une fête grandiose.

Je tiens donc à remercier Mme Claudine LUU qui a cru en nous et nous a encouragé dès le départ, le mairie de Villecomtal qui nous a beaucoup aidé au niveau logistique, Philipp VIEL et le comité des fêtes des Muret le Château qui nous ont gracieusement prêté des barnums, et enfin et surtout la grand équipe de bénévoles qui s’est relayée pendant 4 jours avant, pendant et après la fête pour tout décorer, préparer, gérer et ranger… Ce fut ainsi une magnifique aventure humaine, où chacun a su donner le meilleur de lui-même pour que les visiteurs et les exposants passent un bon moment à Villecomtal.

Merci à tous du fond du cœur, et à 2020 pour la deuxième édition…

Voici le lien de l’évènement: http://biodiva.fr/herbenfete-a-villecomtal/

Et voici tout cela en image:

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Ça récolte au Garric

L’été a débuté par la récolte des fraises, puis ce fut au tour des framboisiers de nous régaler, alors que les tomates commençaient à rougir… Heureusement, maman est venue nous prêter main forte au moment du ramassage des mûres, des poires et des prunes qui étaient nombreuses cette année. Elle nous a ainsi grandement aidé à faire des sirops, des jus, des confitures et des compotes. Et grâce au nouveau séchoir solaire j’ai pu faire des fruits séchés plus variés… Nous n’avons pas pu récolté de raisin cette année car le mildiou a attaqué toutes les grappes. Mais un gentil voisin nous en a donné, accompagnés de délicieuses figues ! Vivement que nos petits figuiers poussent…

Puis nous avons pu récolter les premières pommes de terres et les premiers épis de maїs, juste avant que les courges ne soient à point. Les cultures de légumineuses n’ont malheureusement pas tenu leurs promesses, même les haricots n’ont pas poussé cette année. Bref, avec les limaces en début de saison et la sécheresse ensuite, notre potager a surtout produit beaucoup de tomates cette année. Il nous faut encore apprendre à varier nos récoltes de légumes…

A présent. ce sont les pêchers qui croulent sous les fruits. Ce n’est malheureusement pas le cas des châtaigniers et des noyers cette année semble-t-il. Ils ont manqué d’eau… En parallèle de ces récoltes, j’ai organisé une balade botanique suivi d’une préparation de repas à base de plantes sauvages avec le Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile de Rodez. Nous avons ainsi pu déguster tous ensemble une soupe courge-romarin, un taboulé sauvage, des tartes consoude-ortie et enfin une crème anglaise au fenouil accompagné d’un bon thé à la menthe pour digérer tout ça… Le Garric s’est aussi transformé en lieu d’étude l’espace de deux semaines, puisque Fred est venue y réviser ses examens sur les plantes médicinales.

Et voici tout cela en images:

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L’été au Garric

Malgré le chantier de toiture qui a pris beaucoup de temps, d’autres petits évènements sont venus ponctuer la vie du Garric… Nous avons tout d’abord fait visiter nos potagers et vergers le temps d’un week-end à l’occasion des visites de jardins au naturel organisées par le Centre d’Initiative à l’Environnement de Rodez. Puis nous avons participé à l’un des vide-greniers de Villecomtal. Nous avons aussi accueilli de nouveaux petits chatons, les souris et les rats se multipliant trop vite !!

Après les gros travaux de toiture, nous avons du passer plus d’une semaine à nettoyer et ranger la maison. Puis nous avons enfin pu débuter tous ces petits travaux qu’on avait pas le temps de faire avant: changement du rocket stove qui était trop abimé par la pluie, déplacement du kiwi dont les racines n’arrivaient pas à pousser entre les dalles de pierre, lazurage de la terrasse à l’huile de lin… J’ai même eu le temps de fabriquer un séchoir solaire avec du matériel de récupération. J’ai pu y sécher les poires, mais aussi les mures et même y faire des pruneaux ! Nous en avons aussi profiter pour déplacer les ânes dans la prairie au-dessus de la maison, attenante à la forêt de châtaignier. Ils vont ainsi pouvoir faire un bon travail de débroussaillage sous les arbres.

Et voici tout cela en photos:

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Une nouvelle toiture en lauzes du Cayrol

En insistant pour refaire notre toiture en lauzes du Cayrol et non en ardoises d’Espagne, je ne me rendais pas compte de la masse de travail supplémentaire que cela représentait… Il a d’abord fallu retailler toutes les lauzes une par une (et il devait bien y en avoir 6 000 ou 7 000), puis les brosser, y repercer le trou d’attache et enfin les trier en fonction de leur dimension. Heureusement on nous a prêté une machine électrique avec deux postes de taille. Nous y avons malgré tout passé près d’un mois ! Nous avons réutilisé les lauzes déjà sur le toit, mais il a fallu en rapporter bien plus de 30% (taux de perte habituel) d’autres toitures, car les nôtres étaient très abimées et se brisaient facilement lors de la taille…

Une fois toutes les lauzes retaillées, la pose de la toiture a enfin pu débuter ! Ce travail de précision a encore nécessité un autre mois de travail. Chaque lauze doit bien recouvrir la précédente, pour que le toit soit bien étanche. Et chaque élément perturbateur (velux, cheminée, jonction avec une autre toiture) doit être bien recouvert de zinc pour qu’aucune goutte d’eau ne puisse s’immiscer dans la maison. Ainsi, tandis que Leo clouait les lauzes sur les voliges, nous lui montions les tas successifs sur l’échafaudage. Nous avons commencé par mettre les lauzes la plus longues en bas de la toiture, puis nous sommes remontés progressivement vers le faîtages avec des lauzes de plus en plus petites.

Les travaux ont débuté rapidement, mais j’ai bien cru que la couverture ne finirait jamais, sous cette chaleur et avec des artisans de plus en plus occupés par d’autres chantiers… Mais finalement notre toiture est terminée et magnifique ! Maintenant, tout le reste de la maison paraît beaucoup plus vieux en comparaison… Voilà comment un premier chantier de rénovation en appelle d’autres: plancher, mur, isolation sol et plafond…

Et voici tout cela en photos:

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La nouvelle charpente du Garric

Après le démontage du toit et la taille des premières lauzes, il a bien fallu se mettre a reconstruire… La partie la plus ardue a donc commencé. Olivier a installé une ferme avec deux grosses poutres pour débuter la noue (la jonction entre les deux parties de toiture). Puis il a basté  les fermes encore en bon état (renforcé les poutres existantes) et remplacé celles qui ne tenaient plus debout, les plus nombreuses !! Cette première partie du chantier a pris du retard, car la scierie n’avait pas encore préparé nos poutres. Après quelques jours d’attente, Olivier s’est donc résolu à changer de crémerie !

Les plus grosses poutres ont été installées sur des semelles (gros blocs de bois) insérées dans le mur. Flo et Camille ont aidé à les tailler avant leur mise en place. Des tirants, reliant les semelles des murs opposés, permettent de stabiliser la maison. Par ailleurs, Clément a installé un chaînage en béton pour consolider encore les murs. A présent, on ne risque plus de voir la maison s’écrouler !!

Une fois la charpente mise en place, il nous a encore fallu installer les voliges dessus, planches servant ensuite de support aux lauzes. Bien que nous ayons aidé activement les artisans, au bout d’un mois (date présumée de la fin du chantier), les voliges étaient tout juste posées, mais encore aucune lauzes ! Je pensais que le plus dur était fait, mais en réalité nous n’étions qu’à la moitié du chantier…

Et voici tout cela en photos:

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